Carence en iode : symptômes et alimentation

Carence en iode : symptômes et alimentation

Femme présentant un goitre ; elle souffre de carence en iode.

Malgré certaines idées reçues, un déficit ou une carence en iode n’existe pas uniquement dans les pays en développement. Certains facteurs, notamment la consommation d’aliments industriels préparés avec du sel, qui ne contient pas cet oligo-élément, favorisent sa déficience dans les pays développés. Il est donc important de connaître les symptômes d’un manque afin d’y remédier rapidement à l’aide de sources naturelles.

Les symptômes d’une carence en iode

Elle est très répandue ; elle touche 43 % des femmes en âge de procréer, selon l’étude INCA 2. Or, il constitue un oligoélément indispensable dans la procréation et la santé du fœtus. En effet, une femme enceinte, qui n’en ingérerait pas suffisamment, aura des difficultés à mener sa grossesse à terme. Le bébé risque par ailleurs d’avoir du retard mental.

Chez l’adulte, une forme modérée se manifeste par l’hypothyroïdie, c’est-à-dire le manque d’hormones thyroïdiennes. Plusieurs symptômes peuvent indiquer cette situation :

  • la peau sèche ;
  • une plus grande sensibilité au froid ;
  • des douleurs musculaires ;
  • de la fatigue ;
  • de la déprime ;
  • une prise de poids qui peut être associée à un manque d’appétit.

Lorsque l’hypothyroïdie s’aggrave, le cerveau va compenser le manque d’hormones par la sécrétion de TSH, qui va provoquer une augmentation de la masse thyroïdienne. La personne commence à avoir une boule qui grossit à la base du cou. Il s’agit du goitre qui va augmenter au fur et à mesure que la carence en iode se prolonge.

Chez les femmes enceintes, elle peut entraîner une fausse couche et le crétinisme chez l’enfant. En effet, un manque provoque des retards irréversibles dans le développement neurologique du bébé.

Il est donc très important de remplir les recommandations concernant sa consommation quotidienne, qui est de 150 µg par jour pour les adultes. On parle de :

  • Carence faible, si la consommation se situe entre 50 et 150 µg par jour ;
  • Carence modérée, lorsque la personne en absorbe entre 25 et 50 µg par jour ;
  • Carence sévère, si les apports quotidiens sont inférieurs à 25 µg.

Les solutions alimentaires pour pallier le manque d’iode

Le sel de table enrichi en cet oligo-élément représente une assez bonne source, mais on en retrouve également dans divers aliments, notamment les produits issus de la mer.

Les algues marines

Comme traitement naturel, les algues marines disposent d’une richesse exceptionnelle en iode, surtout lorsqu’elles sont séchées. Ainsi, il suffit de consommer une petite quantité d’algues pour bénéficier des apports conseillés. Elles sont particulièrement intéressantes pour les personnes végétaliennes.

Voici les teneurs moyennes en cet oligo-élément pour 100 g de matière sèche :

  • Gracilaire : 494 mg ;
  • Kombu breton (laminaria digitata) : 486 mg ;
  • Kombu japonais (laminaria japonica) : 236 mg ;
  • Ascophylle noueuse : 68,2 mg ;
  • Fucus vésiculeux ou kelp: 40 mg.

Les poissons et crustacés

Les produits animaux issus de la mer sont également intéressants, il est donc conseillé d’en prendre plusieurs fois par semaine pour faire le plein d’iode et éviter une carence.

Voici les teneurs moyennes pour 100 g de produit :

  • Bigorneau : 570 µg ;
  • Huile de foie de morue : 400 µg ;
  • Langoustines : 394 µg ;
  • Églefin : 260 µg ;
  • Merlan : 213 µg.

Les viandes et produits animaux

On trouve aussi une bonne teneur dans l’œuf, les produits laitiers et les viandes.

Voici les teneurs moyennes pour 100 g de produit :

  • Jaune d’œuf : 175 µg ;
  • Fromage de brebis : 124 µg ;
  • Parmesan : 90 µg ;
  • Lait demi-écrémé : 77 µg ;
  • Poulet : 60 µg ;
  • Viande de grison : 53 µg.

Les céréales et légumes

Certains produits végétaux présentent également une teneur assez intéressante en iode, pour remédier à une carence. Pour 100 g de produit, on trouve :

  • Muesli enrichi : 82,7 µg ;
  • Muesli standard : 78,8 µg ;
  • Gnocchis : 60 µg ;
  • Épinards : 60 µg.

Prendre les apports journaliers en complément

Un complément alimentaire, enrichi en iode, peut provenir d’algues (ascophyllum, kelp et kombu). Ces produits ont l’avantage d’être titrés en cet oligo-élément et en polysaccharides. Il existe aussi une forme minérale disponible en gélules ou en liquide, qui présente une très bonne assimilation. En choisissant un supplément en iode, il est important de tenir compte de sa pureté, du type d’additif utilisé et de la présence de contaminants.

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