Prendre soin de sa flore intestinale

Prendre soin de sa flore intestinale

Blog - Dossier conseil

QU’EST CE QUE LA FLORE INTESTINALE?

La flore intestinale humaine renferme 100 000 milliards de bactéries appartenant à 400 espèces différentes. Une trentaine d’espèces représentent 99 % de la flore. L’homme a 10 fois plus de bactéries que de cellules !

Cet écosystème intestinal est un équilibre subtil, particulièrement important car il conditionne notre état de santé.

On distingue 3 types de flore:

  • Une microflore de protection, formée d’espèces des genres Bacteroïdes, Lactobacillus, Bifidobacterium dont le rôle est de préserver l’hôte contre les troubles infectieux et dégénératifs.
  • Une microflore sous-dominante, formée d’entérocoques et d’entérobactéries, qui peut avoir une action protectrice ou infectieuse opportuniste, suivant les espèces et la résistance immunitaire de l’hôte.
  • Une microflore résiduelle fluctuante, formée entre autres de clostridies, de streptocoques, de staphylocoques, de levures et de champignons microscopiques et dont le pouvoir pathogène se manifeste lors d’une diminution de la flore de protection (par exemple en cas d’immunodéficience ou de certains traitements).

A chacun sa flore

De récentes recherches par le séquençage du génome ont permis de mettre en évidence 3 types de flore intestinale chez les Hommes. Chaque individu possède sa propre flore intestinale.  C’est pourquoi des variétés de probiotiques conviendront à un groupe de personnes et pas à un autre. Il faut de ce fait trouver les espèces qui vous conviennent et varier les probiotiques.

La flore intestinale se détermine dès la naissance

La composition de la flore intestinale dépend de la façon dont se déroule la naissance. D’un milieu stérile (ventre de sa mère), l’enfant passe à un milieu contenant de nombreuses bactéries: 72 heures après la naissance, le tube digestif contient déjà 1000 milliards de bactéries et levures !
Pour les enfants nés par voie basse, ces bactéries proviennent de la flore vaginale de la mère, elle-même dépendante de la flore intestinale. Une femme qui a une bonne flore intestinale dans les dernières semaines de sa grossesse donnera en héritage à son enfant les bonnes espèces microbiennes pour ensemencer son intestin.
Pour les enfants nés par césarienne, ils n’ont aucun contact avec la flore de leur mère. Ils reçoivent alors la microflore de l’environnement, et donc de l’environnement hospitalier… Il convient dans ce cas d’aider bébé avec des probiotiques physiologiques pour ensemencer une flore compatible avec la bonne santé.

La flore intestinale au fil des âges

La flore des enfants est constituée essentiellement de bifidobactéries (Bifidobacterium infantis, et non la souche pour adultes). Les seniors manquent principalement de cette espèce.

 

L’IMPACT DE LA FLORE INTESTINALE SUR LA SANTÉ

Depuis quelques années, les scientifiques découvrent l’impact de la flore intestinale sur la santé.

L’immunité :

La flore intestinale joue un rôle capital dans les mécanismes de défense immunitaire.
L’intestin est un organe immunitaire majeur : environ 60 % des cellules des défenses naturelles de notre organisme proviennent des parois intestinales.

Ces cellules interviennent :

  • dans la digestion et la tolérance des différents nutriments
  • dans la reconnaissance et la destruction des germes pathogènes
  •  dans l’équilibre entre les bonnes bactéries et les pathogènes

D’autre part, la microflore de protection assure une protection immunitaire :

  • En se fixant sur la paroi de l’intestin elle empêche les bactéries pathogènes de s’accrocher
  • En augmentant la fonction de barrière de la muqueuse intestinale, par exemple en accentuant la production de mucus
  • En secrétant des substances bactéricides, sortes d’antibiotiques naturels qui détruisent ou limitent les espèces pathogènes (E. Coli, salmonelles, clostridies, candida albicans)
  • En neutralisant les substances nocives présentes dans l’intestin par la production d’enzymes, vitamines…
  • En diminuant la suractivation du système immunitaire, notamment dans les cas d’allergies ou de maladies inflammatoires (de l’intestin en particulier).

Ainsi une flore intestinale déréglée peut provoquer:

  • fatigue
  • sensibilité aux infections, aux coups de froid
  • allergies, notamment chez les enfants
  • diarrhée infectieuse provoquée par des virus ou des bactéries : gastro-éntérite, diarrhée du voyageur et/ou en atténuent les manifestations
  • ulcères de l’estomac et du duodénum lié à la présence de la bactérie pathogène Helicobacter pylori
  • risque d’extension de l’infection à la bouche (muguet, gingivite)

La digestion

La flore intestinale intervient dans la digestion :

  • elle synthétise des enzymes intervenant dans les processus biochimiques de la digestion
  • elle synthétise des vitamines: B1, B2, B6, B9, B12, la vit K
  • elle dégrade les FOS (Fructo-Oligo-Saccharides), permettant la synthèse du N- butyrate dans le colon, qui favorise le développement d’une muqueuse de bonne qualité et protège du cancer du colon
  • elle régule le transit
  • dans le côlon droit, la flore dite de fermentation dégrade les sucres. Elle produit des gaz inodores.
  • dans le côlon gauche, la flore dite de putréfaction dégrade les protéines. Elle produit des gaz odorants.

Une flore intestinale déréglée est susceptible de provoquer :

  • sensations de ballonnements, ventre gonflé, maux de ventre, lourdeurs digestives, les dérangements intestinaux, colon irritable, mauvaise haleine
  • transit trop rapide ou lent
  • syndrome de l’intestin irritable, pathologies inflammatoires de l’intestin (Crohn, Colite ulcéreuse)
  • malabsorptions dû à un contexte inflammatoire de l’intestin, difficulté à prendre du poids, carences en vitamines du groupe B, vitamine K, enzymes digestives
  • allergies alimentaires et intolérance au lactose (certaines bactéries favorisent la conversion du lactose en acide lactique)
  • syndrome métabolique, obésité, diabète, augmentation du cholestérol : chez l’animal, ils peuvent entraîner une diminution du cholestérol allant jusqu’à 22%.
  • augmentation du risque de cancer du côlon : de plus faibles taux de cancer du côlon ont été observés chez certaines populations consommant des quantités importantes de produits laitiers fermentés

L’axe intestins – cerveau

Lao Tse a dit : « Celui qui n’a pas le ventre en ordre pense de travers ». Par ailleurs, il est établi que les émotions influencent le ventre (douleurs, colites, constipation…). On connaît donc bien cet aspect psychosomatique, mais moins le côté somato-psychique (l’organique qui influence le psycho-émotionnel) esquissé par Lao Tse.
Pourtant, là encore, la science découvre qu’un certain nombre d’hormones sécrétées par le cerveau, le sont aussi par l’intestin. C’est le cas notamment de la sérotonine, bien connue pour ses effets sur l’humeur et la dépression. C’est ce qui a conduit à dire que l’intestin est le deuxième cerveau.

L’équipe du professeur Collins* a montré :

  • Qu’une perturbation de la flore intestinale chez la souris adulte prédisposait à un comportement anxieux et  timide
  • Qu’une perturbation nerveuse (anxiété et le stress) perturbait la flore intestinale engendrant un syndrome de l’intestin irritable
  • Et que donc l’axe intestin-cerveau est donc bien bidirectionnel

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/03/23/flore-intestinale-le-cerveau-sous-influence_1674270_1650684.html

Les poumons et la peau

La médecine chinoise enseigne que les poumons, le côlon et la peau sont d’énergie similaire. Dans cette médecine, il est évident qu’un déséquilibre de la flore du côlon a des implications sur la sphère respiratoire et ORL.
Or des études ont montré que la flore intestinale des enfants asthmatiques est différente diffère de celui des enfants non asthmatiques. D’autre part, les antibiotiques pris aux premiers âges de la vie prédisposent à l’asthme. Il en va de même pour les enfants nés par césarienne, non exposés aux bactéries vaginales de leur mère à la naissance.
De même il a été évalué que certains problème de peau (eczéma, allergies cutanées, dermatite atopique, psoriasis) trouvaient une correspondance dans une flore intestinale déséquilibrée.

Appareil génito-urinaire

La vessie, l’utérus, le vagin, la prostate sont des organes proches des intestins. Lorsque la flore intestinale est déséquilibrée, elle laisse place à des germes en quantité importante. Ceux-ci peuvent coloniser les organes environnants. C’est ainsi que l’on retrouve des bactéries intestinales dans les urines ou l’appareil génital, engendrant nombre de pathologies. Par exemple, beaucoup de cystites sont notamment dues à E.coli qui est une bactérie intestinale.

La perméabilité intestinale

La muqueuse intestinale est constituée de villosités très fines qui permettent l’absorption des différents nutriments dégradés par la partie amont du système digestif. Par contre, elle s’oppose aux composés de plus grande taille (champignons, parasites, macromolécules, composés toxiques…). Les jonctions entre les villosités assurent l’efficacité de ce filtre.

Lorsque ces jonctions sont moins efficaces, la muqueuse perd ses fonctions de filtration et d’étanchéité aux grosses molécules. La muqueuse devient poreuse, laissant passer dans le sang et dans la lymphe des substances éliminées en temps normal: aliments incomplètement dégradés, toxines bactériennes, champignons (candida)…

Puisque ces molécules se retrouvent dans le sang, elles vont engendrer une réaction immunitaire pour détruire ces intrus, puis un état inflammatoire chronique si le problème n’est pas résolu. Ce phénomène entraîne la production de radicaux libres qui consomment les réserves d’antioxydants. Les bactéries et champignons du colon migrent facilement. D’abord dans les organes proches (vessie, utérus, vagin, prostate) puis à l’ensemble de l’organisme (seins, articulations, sphère ORL, reins…).

Les sucres rapides ou les amidons non absorbés dans l’intestin grêle fermentent dans le côlon. Cela s’accompagne d’une prolifération de mauvaises bactéries qui produisent des gaz, des acides gras, des radicaux libres et de l’alcool. Cette pullulation microbienne au niveau du gros intestin induit une perméabilité intestinale et favorise le passage de fragments bactériens (LPS) à l’origine d’une inflammation chronique et d’une baisse de l’immunité. La pullulation intestinale altère notre état de santé.

L’hyperperméabilité va entraîner :

  • Carences en nutriments, liées à la malabsorption
  • Allergies et intolérances alimentaires
  • Problèmes de peau : dermatite atopique, eczéma, urticaire…
  • Problèmes ORL et pulmonaires : rhinite, asthme…
  • Réactions inflammatoires: articulations, intestins, ganglions, vessie…
  • Infections répétées : vessie, utérus, prostate, vagin…
  • Réactions auto-immunes : thyroïde, intestins, système nerveux…

 

LES CAUSES DES DÉSÉQUILIBRES

De nombreux facteurs interviennent dans les déséquilibres de la flore intestinale. Plus ils sont anciens, nombreux et répétés, plus la flore et la paroi intestinale sont perturbées, entraînant un terrain favorable aux problèmes de santé cités ci-dessus.

L’équilibre acido-basique

Cet équilibre est primordial pour l’écosystème intestinal qui doit être légèrement alcalin. Lorsqu’il est trop acide, il crée un environnement défavorable à la flore physiologique qui ne peut plus correctement assurer ses fonctions (voir paragraphe plus haut) : la digestion se fait moins bien, des déchets s’accumulent et fermentent, une inflammation chronique s’installe et dégénère vers la perméabilité intestinale.

Le stress oxydatif

Le stress oxydatif entraine une inflammation chronique de l’intestin. Les radicaux libres attaquent la flore physiologique et la paroi intestinale.

L’alimentation

Notre alimentation influence particulièrement la flore.

Les excès de sucres rapides:
Ils dérèglent la flore de fermentation dans le colon droit, entraînant des gaz inodores.
Ils font partie de la nourriture des champignons de type candida et des bactéries non souhaitables

Les excès de protéines animales
Elles dérèglent la flore de putréfaction dans le colon gauche, entrainant des gaz odorants.

Les carences en fibres
Tout manque de fibres agit sur la flore de fermentation

Les aliments à tendance allergisante
Certains aliments sont réputés provoquer des intolérances ou des allergies : lait de vache, gluten, arachide, fruits (fraise, kiwi, fruits exotiques…), œufs

Les acides gras saturés (graisses animales) en abondance et la carence en oméga 3
Excès d’acides gras saturés pour tartiner, cuire et assaisonner (beurre, crème, huile, margarine, saindoux, graisse d’oie…),
Excès de viandes grasses (boeuf, mouton, porc), charcuteries industrielles (pâtés, rillettes), plats cuisinés, produits laitiers (fromage, crème) et produits apéritifs (biscuits, chips, cacahuètes…).
Insuffisance d’huiles vierges de première pression à froid (olive, colza, sésame, tournesol, carthame, noix), de légumineuses (soja, lentilles, pois, haricots..) et fruits oléagineux (noisettes, noix, amandes…)

Les excès d’aliments industriels
Les aliments industriels sont pourvoyeurs de sucres rapides, de graisses saturées, de conservateurs et colorants, de sel, de produits raffinés…

les carences
Malnutrition, déficit en minéraux, oligo-éléments ou vitamines

Les mauvaises habitudes culinaires
La cuisson excessive entraînant la dénaturation des protéines et des graisses alimentaires et la production de toxines
Les fritures, la cuisson au beurre ou aux aux autres huiles que l’huile d’olive

Abus de produits excitants
Alcool, café, thé, piments forts, tabac…

Manque d’hygiène domestique
Défaut de lavage des fruits et légumes, défaut de cuisson, rupture de la chaîne du froid…

Pollutions environnementales

L’organisme  est soumis à un ensemble de polluants qui s’accumulent dans l’intestin et le système lymphatique.
Un ensemble d’expositions va fragiliser la flore sur le moyen et long terme: métaux lourds, pesticides, additifs alimentaires, conservateurs antimicrobiens, le chlore de l’eau…
En considérant le poumon relié aux intestins par la médecine chinoise, la pollution de l’air intervient directement sur le côlon. Ceci est d’ailleurs évident quand on observe que le premier cancer du fumeur est celui des inestins.

Médicaments

Certains médicaments sont particulièrement délétères pour la flore intestinale. Ce sont notamment ceux qui ont un fort impact sur le système digestif : antibiotiques, antimycosiques, anti-inflammatoires, chimiothérapie. Les vaccins, en agissant sur l’immunité perturbent aussi la flore.

L’insuffisance digestive

Les intestins sont la partie terminale du système digestif et récupère donc le fruit du travail des organes digestifs qui ont opéré avant lui. Si ces organes n’ont pas correctement décomposé les aliments, l’intestin se retrouve dans une surcharge de travail qui participe à la dérégulation de sa flore. D’autre part en cas de mastication insuffisante, ou bien de sécrétions enzymatiques insuffisantes, des aliments partiellement digérés arrivent dans le colon entraînant fermentation et putréfaction en excès.

  • L’estomac doit avoir suffisamment d’acide pour décomposer les aliments. Les ballonnements, pesanteurs, indigestions témoignent de sa difficulté à bien digérer les aliments. La mastication et les aliments consommés chauds sont essentiels pour qu’il effectue correctement sa fonction.
  • Le foie produit la bile qui décompose les aliments et qui est le moteur des contractions intestinales. De plus, c’est lui qui filtre toutes les toxines. Son engorgement participe à la stagnation de toxines et à la constipation.
  • Le pancréas secrète des enzymes digestives qui décomposent protéines, lipides et glucides. Si ce travail ne se fait pas correctement, les molécules ne seront pas suffisamment petites pour être absorbées dans l’intestin et y stagneront ou seront évacuées.

Les maladies

Beaucoup de maladies entraînent un déséquilibre de la flore intestinale :

  • Maladies inflammatoires ou auto-immunes: maladie cœliaque, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, ulcères, sclérose en plaque, hyperthyroïdie
  • Maladies avec un déficit immunitaire : infections répétées par des germes pathogènes (bactérie, champignons, parasites…)
  • Troubles psychologiques : spasmophilie, anxiété

Le stress

On entend par stress, toute difficulté d’adaptation, toute pression morale ou physique, tout surmenage. Il provoque des contractions/distensions des organes digestifs et perturbe la flore intestinale.

Certaines activités

Le sport intensif provoque des contractions/distensions des organes digestifs et est producteur de radicaux libres.
Les décalages horaires (des voyages mais aussi un rythme de vie non constant) influencent aussi la flore intestinale négativement.
Les changements d’alimentation : lors de voyages, vacances

 

RÉÉQUILIBRER SA FLORE PAR L’ALIMENTATION

L’alimentation quotidienne à mettre en place pour favoriser la flore et restaurer la paroi intestinale :

  • alimentation hypo­toxique issue de l’agriculture biologique
  • régime alimentaire de type naturopathique ou méditerranéen ou acido-basique

Dans les cas les plus sévères, il peut s’avérer nécessaire de mettre en place plus ou moins ponctuellement un régime alimentaire de type Seignalet ou type anti-inflammatoire. Se reporter à ces fiches pour plus d’informations.

Conseils généraux

Bien mastiquer
Manger dans le calme
Boire peu pendant les repas, car cela dilue les enzymes digestives
Bannir le grignotage

Les régimes alimentaires les plus appropriés sont:

Un intérêt tout particulier pour:

Aliments anti-inflammatoires
Oméga 3 (fruits oléagineux, huiles végétales, poissons)
Légumes cuits et crus, fruits
Epices douces

Aliments probiotiques
Les produits laitiers fermentés : yaourts, fromages, kéfir de lait ou de fruits
Le soja fermenté : miso, tempeh, seitan
Les légumes lactofermentés, comme la choucroute
La levure de bière

Les protéines et la glutamine
Protéines qui vont fournir de la nourriture aux probiotiques et aux cellules de la paroi intestinale : viandes blanches, œufs, légumineuses, tofu
Aliments dotés en glutamine : viande, œufs, poisson, persil, épinards, fruits secs, légumineuses, miso, blé, orge.

Aliments riches en vitamines et antioxydants
Fruits, légumes, céréales demi-complètes sans gluten, levure de bière, graines et graines germées, aromates

Aliments riches en chlorophylle
Algues, légumes verts

A supprimer ou éviter largement

Les aliments contenant du lactose et du gluten provoquant des intolérances (céréales à gluten et produits laitiers). Il faut alors les supprimer pendant trois à quatre semaines pour observer le résultat.

Les associations alimentaires néfastes au bon déroulement de la digestion :
Fruits et céréales : ne pas consommer de fruits crus au cours d’un repas contenant des céréales, les fruits crus doivent être pris de préférence entre les repas.
Produits laitiers fermentés et céréales (yaourt, fromage blanc, fromage fermenté) : idem

Les aliments contenant des protéines glyquées, formées au cours du chauffage de protéines en présence de glucides (sucre) : c’est la réaction de Maillard.
Ex : croûte du pain, peau du poulet, lait UHT, desserts type crèmes brûlées, biscuits. Bref, tous les produits brunis par la cuisson

Tous les aliments présentant une toxicité :

  • Les boissons acidifiantes (sodas, eau gazeuse, bière, café, alcools forts, vin blanc).
  • Produits transformés et industriels (plats préparés, conserves, pain de mie, desserts, biscuits, pizzas, mayonnaise et ketchup…).
  • Les produits raffinés : céréales blanches (pâtes, riz, semoule, farine, pain blanc…).
  • Les conservateurs, rehausseurs de gout, parfums de synthèse.
  • Le lait de vache et dérivés : fromage, beurre, crème.
  • Charcuterie : viande fumée, séchée ou salée, jambon blanc, le jambon cru, le bacon, les lardons, les saucisses sèches, le saucisson, la viande des Grisons, ainsi que les hot-dogs et certaines saucisses.
  • Miel et sucre : préparation des gâteaux uniquement.
  • Sucre (surtout blanc) : réduisez autant que possible le sucre raffiné. Et pas en le remplaçant par des édulcorants de synthèse, mais par le stévia, désormais en vente libre dans sa forme purifiée, ou par le xylitol, sucre de bouleau.
  • Sel (surtout blanc).
  • Les fritures.
  • L’huile d’arachide et l’huile raffinée
  • Toutes les graisses et huiles chauffées à plus de 110 / 120 degrés.
  • Les aliments allégés

 

RÉÉQUILIBRER SA FLORE PAR L’HYGIÈNE DE VIE

Eviter les polluants : tabac, alcool
Faire de l’exercice physique doux type marche, natation, endurance. Les exercices physiques violents aggravent l’oxydation, l’acidité et l’inflammation du corps.
Respirer : marche, méditation, cohérence cardiaque…

 

PROTOCOLES DE RESTAURATION DE LA FLORE INTESTINALE

Les déséquilibres de la flore étant installés depuis longtemps, il est souvent nécessaire de soutenir l’intestin en plus d’une hygiène de vie alimentaire et globale.
Nous vous proposons des protocoles en fonction du type de dérèglement :

En cas d’inflammation intestinale

Stopper les crudités, suivre le régime anti-inflammatoire
1/ S’aider de plantes anti-inflammatoires spécifiques de l’intestins (3 semaines)
2/ Réoxygéner et nettoyer doucement les intestins avec des algues ou de la chlorophylle (3 semaines)
3/ Prendre des pré/probiotiques avec de la glutamine (1 à 2 mois)

En cas d’infections/champignons à répétition

Suivre le régime naturopathique ou méditerrannéen sans laitages
1/ S’aider des huiles essentielles ou autres substances bactéricides ou antimycosiques (3 semaines)
2/ Continuer cette stratégie en changeant de type de produits (3 semaines)
3/ Prendre des pré/probiotiques (1 à 2 mois)

En cas d’intestin intoxiqué

Suivre le régime naturopathique ou méditerrannéen
1/ S’aider du charbon (10 jours) ou zéolithe (3 semaines)
2/ Réoxygéner et nettoyer doucement les intestins avec des algues ou de la chlorophylle (3 semaines)
3/ Prendre des pré/probiotiques (1 à 2 mois)

En cas d’intoxication aux métaux lourds

Suivre le régime naturopathique ou méditerrannéen ou végétarien
1/ Prendre un complément antioxydant multivitamines et minéraux pour recharger le corps (2 semaines)
2/ Drainer les métaux lourds avec une formulation complète ou chlorella + coriandre ou zéolithe (3 semaines)
3/ Refaire 1/ et 2/ une fois

En cas d’hyperperméabilité intestinale

Suivre le régime naturopathique ou méditerranéen sans laitages
1/ Assainir les intestins avec des huiles essentielles ou autres substances bactéricides ou antimycosiques (3 semaines)
2/ Nourrir la muqueuse avec de la glutamine associée à des minéraux/vitamines (3 semaines)
3/ Prendre des pré/probiotiques (1 à 2 mois)

En cas d’insuffisance digestive

Suivre le régime naturopathique ou méditerranéen, veiller à l’équilibre acido-basique et aux incompatibilités alimentaires.
1/ Stimuler la digestion avec des plantes (phyto ou aromathérapie) et/ou enzymes pour éviter ballonnements, lourdeurs, spasmes
2/ Prendre des pré/probiotiques (1 mois)

Dans tous les cas :

Il faudra veiller à l’équilibre acido-basique et à un apport suffisant en antioxydants pour installer durablement les résultats.

Se reporter au dossier « probiotiques et prébiotiques » pour une bonne utilisation de ces compléments.

© Phytonut 
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